Un peu d'histoire

Le jardin à 4 mains - Notre Ier jardin -
Notre Ière maison à Auzouville l'Esneval -  Et son jardin -
Mesnil Panneville et les débuts du jardin - Les arbres -  Le sous-bois ornemental - l'ô au jardin - Epilogue - Demain - Lettre ouverte à une amie jardinière qui pataugeait un peu -
Et pour finir, une chanson 

Le jardin à quatre mains.  Pourquoi ?

 Mon mari est le fils d'un ouvrier agricole... Mais aussi d'un maraicher.
Enfin, on peut dire que des fleurs et des légumes, sa vie d'enfant, il en a  vu des vertes et des pas mûres, comme on dit.
(je me disais bien aussi, que cette sainte horreur de la soupe, ça lui venait bien de quelque part).
Disons que pour lui, cultiver la terre, c'est une chose aussi naturelle que.....
Se raser  le matin, ou enfiler ses chaussettes !

 Moi, c'est un peu la même chose.  J'ai passé mon enfance à la ferme.
Quand j'étais petite fille, je revenais manger à la maison, le midi.
Alors, au printemps, c'était l'occasion de faire un bouquet de primevères pour la maitresse, un pour maman le midi.
Puis après rebelotte, et avant le goûter au retour.... :-)  autant dire que j'arrivais en retard à l'école et pour manger, chaque jour.

 Enfin, pour tout vous dire, c'était au point que je connaissais par coeur, non pas les "coins aux champignons", mais les endroits où poussaient les primevères blanches, les violettes blanches, les roses,  un pied de mauve sauvage, en face du père Binet, ou un rosier sauvage, au bord de la mare....
C'est vous dire.

   Puis un jour, j'entrais dans une graineterie, à Pavilly.
Je devais avoir une quinzaine d'années.
Je voyais en vitrine, des tubercules de bégonias. 
La vieille dame me les offrit, car on était en fin de saison...  Je les ai plantés.
Pendant tout l'été, les gens qui passaient à la ferme, me disaient :
"Comme il est beau ! ton petit bégonia!" Il était orange.
Enfin, oui, toute ma vie celui là, je m'en souviendrai.

   Puis quand je me suis mariée, nous habitions une maison, en location, à ste Austreberthe.
Notre terrain faisait 12m carrés, environ. 
La terre était infecte.... et jamais rien n'avait été cultivé ici.
J'avais flashé sur un petit pied de pensée, couleur grenat, qui n'avait pas poussé....
Et je bavais, littéralement, sur les jardins des autres.

 Notre premier jardin.

  Puis à Motteville, nous arrivâmes  enfin  dans une maison "avec jardin", j'entends par là, "un vrai jardin".
Je revois, de cette époque, les conseils avisés de mon beau père, qui "pour me foutre boîte", me conseillait de faire bien attention, en plantant mes glaieuils, de bien faire attention de ne pas les planter "la tête en bas". 
  Pour les planter, mon mari les avait bien plantés... Mais rien ne levait.
Enfin, "rien".... si si.... Il a bien fini par pousser quelque chose... 8 cm plus loin. Et en retard....
On fouilla. On déterra, pour comprendre.... Et que ne découvrit t on pas ?....
Mon mari ... SON fils. ,"sa chair"..... avait planté les glaieuils, "la tête en bas".... 
Inutile de vous dire à quel point j'ai pu me payer sa tête, au beau père.

Haut de page.

Puis nous avons acheté notre première maison.
  C'était une petite maison normande. Un vrai petit nid douillet.
"Boucle d'or et les trois ours", vous connaissez ,....Et bien voilà....
Moi, j'étais la maman ours,  mon mari le papa ours (ce qui lui va à ravir ;-) )
et les trois filles, les oursons. 
  Balbutiement de notre activité d'"agriculteurs amateurs," comme élevage de moutons, de volailles diverses et variées....

Notre 1ère maison à colombages

 Et puis bien sûr, notre jardin.
  J'ai de cette époque, le souvenir d'une plate bande, avec de magnifiques lupins roses...
Un été, alors que la sècheresse sévissait, je prenais le soleil sur le seuil de la porte....
Les taupes, souffrant du manque d'eau, étaient en période de reproduction
(pour ceux qui l'ignorent, c'est le seul moment de l'année où elles empiètent sur les
territoires des autres).
Enfin, bref, j'ai vu jaillir devant mon nez, deux taupes, qui devaient se poursuivre, et sauter à un mètre de hauteur !....
Celle qui est retombée sur la terre a pu, en creusant s'enfuir.
Mais l'autre, sur l'herbe, était bien embarrassée.
J'avais juste eu le temps d'aller chercher la houe, et lui en coller un coup pour la zigouiller. 
 J'ai, de cette période, plein de souvenirs émus.
 Mais notre désir d'avoir trois enfants était plus fort. Et notre charmante chaumière, elle s'avéra bien vite être trop petite.
  Nous envisageammes, donc, au bout de sept ans, de revendre celle ci, et de faire construire une autre maison.

Haut de page

  Nous arrivons donc dans la période " Mesnil Panneville".
 Ca fait 20 ans.... Enfin, dans quelques semaines, que nous sommes ici.
 Au début, c'était une cour de ferme, avec simplement un bâtiment agricole, qui faisait office de cellier.
Dans la pays de Caux, c'est le nom qu'on donnait au bâtiment dans lequel était stokées les barriques et tout ce qui concerne le cidre.  Mais il était en très mauvais état.
Seuls trois murs tenaient debout, charpente et toiture étaient complètement à refaire.
Ce fut donc notre premier chantier :
"remettre sur pied le bâtiment, une charpente et un toit neuf".
Pour la suite, ça pouvait attendre.

 Bon, le dernière fois que je vous ai parlé, nous y étions déjà arrivés.
  C'est là, que vraiment nos rêves les plus fous, en matière de jardin, ont enfin pu se réaliser.
Il faut savoir en fait, qu'à bien y regarder, c'est la période la plus exaltante qui soit....
 Pour nous venir en aide, nous avions comme aides jardiniers.....

Notre seconde maison à Mesnil Panneville

 les trois filles ! Bien sûr.
On ne les voit pas beaucoup, mais il fallait bien que je vous montre l'ampleur de la tâche ! 
C'est que tout ce petit monde voulait mettre la main à la pâte, hein.

 Je me souviens bien, notamment, du jour où il y avait cet énorme tas de terre, devant la maison (quand la photo fut prise, je l'avais déjà deménagé), et l'endroit où nous mettions la terre était plus près de la route, un peu plus bas.  
Et bien, les filles me suivaient.
Elles montaient toutes les trois dans la brouette, pour la montée vers le devant de la maison, puis une fois la brouette pleine, je redescendais avec elles à mes côtés, et ainsi de suite.
A la fin de la journée, "j'étais rincée".... J'avais dû mettre deux jours, je crois, à le faire.
  Le plaisir d'enfin disposer de notre "jardin définitif", était complètement bouleversant..... Cependant, nous souffrions,  à l'époque, de ne pas avoir encore de structures verticales, au jardin....
Vous savez ce que c'est: on est bien impatients, à ce stade là du jardinage.
Je me souviens bien, à cette époque, être allée visiter les Lemonnier, à Beaumont le Hareng. Martine, avait été extrèmement attentive à nos sensations, et nous avait donné de super conseils :

 
"Ne négligez surtout pas l'utilisation des annuelles, les premières années. Vous obtiendrez alors facilement des masses colorées, qui vous permettront d'attendre le volume des arbres que vous avez plantés.....".



 Quand on voit la tournure qu'a pris son jardin,( c'est à présent un des plus beaux jardins de Normandie) au fil des ans, je trouve à présent que nous avons été bien chanceux, qu'elle se penche comme ça sur notre cas....    
   Nous avions commencé par planter les structures verticales du jardin, à savoir, les quelques arbres, qui selon les dires des bouquins, seraient plus tard, à savoir, maintenant, des arbres "vénérables".
Donc, nous plantâmes, la première année, un chêne rouge d'Amérique, un tulipier de virginie, un liquidambar, un prunus "Kanzan", entre autres.


En fait, à ce sujet, il faut que je vous dise.
Quand j'étais lycéenne, à Rouen, nous avions une rangée entière, de ce prunus.

Et chaque printemps, je me disais "qu'est ce que c'est moche, c'est "tellement fleuri" qu'on dirait un gros degoulinage de crème chantilly rose fluo". Puis arrivée à Auzouville l'Esneval , st Etienne le Vieux, c'est à dire, notre premier jardin à nous, les précédents proprios en avaient planté un jeune, dans la cour.
Et je me souviens m'être promenée dessous, à  hauteur de fleurs, et ce fût un véritable ravissement.... Je n'ai pourtant aucune origine japonisante, hein.... Mais le coup de foudre, ce jour là fut terrible.
Depuis ce jour, je voue aux cerisiers fleurs, de toute sorte, une "presque dévotion".)

 haut de page.

Les arbres

En ce qui concerne la plantation, cette année là, de nos grands arbres, il y eut aussi, dans le lot, deux cerisiers fruits, qui bien qu'ayant été achetés pour être de variétés différentes, s'avérèrent en fait, être tous les deux des" Napoléons".
  Puis au fil des ans, nous avons concrétisé notre jardin....



 Comme vous pouvez le voir, chacun a mis la main à la pâte.

    Puis au bout de sept ans d'ancienneté, nous avons eu l'opportunité d'acheter un terrain, contigu au nôtre.
Nous passions donc des vaches qui posaient leur têtes sur le grillage, à ce nouveau jardin. Mais le morceau était un peu gros à assumer.
Aussi, mon mari aimant beaucoup les moutons, nous avons, dans un premier temps, dessiné une bande de terrain, tout autour, afin d'y planter une haie multiple.
Elle est persistante, côté nord, puis diverse, pour le reste.
Vu la longueur à planter, nous avons fait ça en deux hivers.

  Pour organiser cette plantation, les deux années, nous avions fait les plans de la haie, à l'échelle, puis j'avais découpé des catalogues de fleurs, pour faire des "vignettes", chaque couleur, représentant une variété d'arbuste, ou d'arbre.
De telle sorte qu' une fois posé les vignettes sur le plan, on pouvait les déplacer au doigt, en les faisant glisser... Puis ainsi, on pouvait imaginer plus facilement ce que ça donnerait, une fois planté.
Il va sans dire qu'il faut d'abord faire la légende, dans le coin du plan.
   Toutes ces petites vignettes, qu'on déplaçait, avec nos doigts, ça nous avait bien occupé !.... Si vous avez besoin de conseils, pour la plantation d'une haie diversifiée, n'hésitez pas à me demander !

  Enfin, voilà. Pendant cette période, nous avons donc élevé des moutons.
C'est une période qui à mon mari et à moi, nous rend un peu nostalgique.
Car l'élevage des moutons, est très attachante.
Surtout en hiver, où chaque matin, c'était à celui qui serait debout le premier, pour voir si les brebis avaient agnelé....

Puis leur donner à manger, chaque matin, en risquant à chaque fois de se pêter la tronche dans le fumier de mouton, à force de se faire bousculer par mesdames....
Et surtout, cette odeur si forte, et si caractèristique.... Enfin, oui, on a adoré ça....

    Mais quand même, notre jardin, continuait bien à nous gratouiller. On avait un grand projet, à réaliser, n'est ce pas....
 
  Et c'est moi qui ai mis sur la papier, celui ci. 
Mon mari se rangea à mes désirs, et on le réalisa ensemble.

Haut de page

Le sous bois ornemental

Il s'agissait, en fait, de dessiner, en partant de la droite, quand on est sur la façade sud de la maison, un chemin qui serpenterait dans le jardin....


Le principe était qu'au fur et à mesure que nous nous promènerions dans ce jardin, nous devions découvrir certaines essences d'arbres.... Celles ci étant installées, les unes à la suite des autres.
 
   Dans chaque famille d'arbres, nous  installerions chaque variété choisie, soit par le son de son nom (comme le pterostyrax), soit par un coup de foudre quelconque, mais plus généralement, à cause de l'écorce.... ou de sa couleur à l'automne.... ou pour une toute autre raison.



    Nous avons réalisé ce projet. Supprimé l'élevage de moutons(et des poules), quand les haies ont commencé à pousser.

 Mais bien sûr, entre le projet initial, et ce que donna le résultat, il y a eu quelques déboires. Mais c'est normal, je pense. En effet, on imagine notre projet, ha ça, pour faire travailler l'imagination, ça, y'a pas eu de problèmes, on avait bien cogité, comme on dit.



     Pour commencer, la zone "acacia", fut un presque un désastre.... C'est un arbre qui en Normandie, ne fait pas merveille. Mais enfin, une de mes copines "confiturière"(Martine), en a chez elle, qui se portent très bien... Et bien, chez nous, c'est "pas terrible". Il y a bien  le gledizzia doré....

Puis le "casque rouge",qui n'a cessé,les premières années, de casser comme du verre...

Mais il ne faut surtout pas le tailler !

  Michel, notre copain, du jardin des Hespérides, à st Paer, n'arrêtait pas de pester contre lui.  Mais évidemment !.... Chaque année, il le scalpait ! Alors, l'arbre, par réaction, faisait des branches encore plus vigoureuses, mais surtout, la première année, plus cassantes encore ! Et donc, il recassait, puis il reralait, puis comme ça chaque année.... Il a fini par le supprimer complètement, simplement à cause de ça.
 
  Moi, j'ai tiré leçon de son expérience, et j'ai cessé de le ratiboiser, et donc, il a poussé raisonnablement, et a  cessé de casser. Maintenant, il va bien, et ne casse plus. Puis il faut dire que les arbres, plantés entre les arbustes, dans la haie variée, au début du second jardin, remplissent bien leur rôle de brise vent....


  

 Ensuite, nous arrivons dans une zone de Catalpas.... Nous avons là les trois variétés cultivées. Le classique "bignonoïde", le pourpre (vert en été), et le doré.
 
  Pour le première fois, l'hiver dernier, mon  mari a décidé de tenter de le tailler sévèrement, comme il est conseillé dans les livres.... Mais dans le doute, il a préféré ne le faire que sur un.... Puis en fait, effectivement, il a bien supporté. Alors, dans quelques semaines ce seront les deux autres qui y passeront.

 Ensuite, nous avons la zone "bouleaux".  Il y a donc, un "Albo Sinensis", un "Utilis".... Puis d'autres, dont j'ai oublié les noms....

 

haut de page.

 Mais pour en revenir à cette théorie sur les familles d'arbres, "savamment disposées sur le papier", on a suivi cette théorie de façon extrèmement aléatoire.

  En effet, sur le terrain, la réalisation du projet n'était pas toujours réalisable. Par exemple, on flashait, en jardinerie, sur un arbre, ou un arbuste pas vraiment prévu au programme, qui faisait qu'il fallait bien, d'une façon, ou d'une autre, lui trouver une place.

  

Résultat, au bout de 20 années de jardin, c'est qu'on a bien effectivement notre sous bois ornemental.... Ha ça, pour l'avoir, on l'a bien eu.  On l'a même tellement bien eu que les arbres, on a en a..... "ras la casquette".... 



 Bon, ne vous inquiétez pas, hein.... On l'aime quand même notre jardin.... Mais disons qu'aujourd'hui, nous avons les problèmes de tous les beaux jardins, arborés que nous connaissons.  A savoir, des arbres magnifiques, mais qui dit arbres (surtout quand il y a profusion, comme chez nous), dit aussi OMBRE........

  Et c'est à présent, là, pour nous depuis plusieurs années, le gros problème.
 Alors,bien sûr, "la nature fait bien les choses". 


   Il se trouve que moi, avec les ans, j'ai développé une allergie au soleil !.... Serait ce ce une ruse mise au point par dame nature, pour le faire accepter l'ombre de mes arbres...?. Mais quand je vous dis "allergiques au soleil", c'est vrai de vrai, quoi.....



 Seulement voilà.... Moi, mon dada, figurez vous que ça n'est pas QUE les arbres.
Mais aussi les vivaces. Et bien oui, quoi. Qu'est ce que vous vous imaginez ?
Que depuis 20ans, je me suis contentée de regarder pousser mes arbres ?
 Et bien NON bien sûr. Au fur et à mesure que ma passion du jardin s'est développée, comme bien des jardinières que je connais,  j'ai laissé fleurir cette passion, comme tout jardinier qui se respecte, et je me suis passionnée pour les vivaces, de toute sorte.

 

 


Mon mari, lui est un vrai piqué d'hydrangéas (une trentaine de variétés), de viburnums (une trentaine de variétés), de magnolias, (une vingtaine de variétés), et aussi pas mal d'acers (érables) divers et variés.

 Et puis ceux là, je ne vous dis pas la taille.... Sans parler des divers autres arbres, "qu'il nous fallait absolument"... Comme un noyer, un marronnier rouge, un tulipier de virginie panaché, vu que le normal "ce fut bien trop ordinaire".... Moi, je ne pouvais me passer de mes arbuste fétiches, tels quelques quatre ou cinq deutzias, un alignement presque parfait de cerisiers fleurs ! Et bien oui, je vous disais que j'étais piquée de cet arbre.... Donc, on en a cinq ou six variétés différentes, dont cet alignement, de six sujets, appelé "Shirofugen".

   Quoi d'autre ?..... Une aubépine rouge, pour faire de l'ombre, sur la terrasse....

haut de page.


 "l'Ô", au jardin.

Et puis j'allais oublier.... l'"Ô", bien sûr, mais non. Pas l'"Ô"..... l'"eau", l'eau, "koi"...
  Vous ne croyez tout de même pas que moi, qui ai vécu dans une ferme, quand j'étais petite, avec les vaches qui venaient chier dans la mare, et nous qui nous y baignions, à l'autre bout, j'allais MOI, me passer d'une mare, et d'un bassin. Et pourquoi "les deux", et bien je vous répondrai "et pourquoi pas les deux ?"

  D'une part, le bassin. Cette envie m'a prise, il y a longtemps. C'est dans le premier jardin. Au départ, ce fût moi.
  
   J'avais acheté le ors série de "Mon Jardin ma Maison". Ils sont remarquablement bien conçus.
  Il est apparu, considérant d'une part, qu'aimant les enfants, et d'autre part, en ayant nous même trois, qu'il serait plus judicieux  et surtout moins dangereux, que le bassin soit resorti du sol.  Sa surface fût donc surélevée de 40 cm, par rapport au sol. Il fallait aussi que celui ci soit enterré de 40cm, pour qu'il ne soit pas pris par la glace, en plein hiver, de telle sorte que les éventuels poissons soient en sécurité, contre le froid.
   Il fallait aussi que sa contenance soit supérieure à 4m cube, de telle sorte qu'au niveau de la biodiversité, et de la micrifaune qui s'y developperait, tout se passe le mieux possible.

 J'expliquais alors mon projet à mon mari, qui trouvait ça "très amusant". Comprenez par là "cause toujours, ma louloutte".

 Puis il est rentré du travail, un bel après midi d'été.
 
  Comme il n'avait pas acquiéscé à ma proposition, j'avais chopé la pioche, et la brouette, et j'avais commencé le travail de terrassement.... Mon pauvre petit mari était sur le cul :"je l'aurai, un jour, je l'aurai..... Ce sera peut être sans son approbation, mais j'y arriverai....".

   Il est allé se changer, puis m'a aidé à finir.

 

Mon projet était  que  le bassin soit construit en traverses de chemin de fer.  Mon mari est cheminot, faut dire "ça aide".Et puis pour nos filles, c'était vraiment la fête. Vous imaginez , tout ce petit monde aquatique, qui "enfin", était à notre portée...
 
  Alors, bien sûr, on a fait aussi toutes les conneries que bien d'autres avaient fait avant nous, comme acheter à prix d'or des carpes "koï", bien trop grosses, et qui mourraient au bout de quelques jours, sans compter les visites du héron, qui ne manquèrent pas non plus... Et voilà nos rêves de "bassin japonais" tombés à l'eau.
 
  Qu'à celà ne tienne. On avait décidé de ne pas cèder au découragement,  et à leur dissémination. Nous décidâmes à ce jour, de ne plus acheter que des carpes de petite taille, de telle sorte qu'elles s'acclimateraient plus vite, à une eau normale, d'une part, et ensuite,  que ce moyen  épargnât un peu notre porte monnaie.
 

Il va sans dire, bien sûr, que ce bassin nous a bien ravi, et qu'il en a  vu des vertes et des pas mûres.


  

  Dans ce registre là, c'est moi, la maîtresse de maison, qui en ai fait le plus spectaculaire.... (et je ne suis pas bien fière, ce que j'ai à avouer là...)

Haut de page

"Mourir électrocutée", pour avoir divisé une souche d'aquatique, avec ma scie à pain !

 
Comme tout possesseur de bassin qui se respecte, nous avions bien sûr acheté diverses plantes aquatiques et diverses "élodées", pour planter de végétation cette si belle eau. Je me souviens tout particulièrement de l'une d'elle.
 Nous avions aussi installé un bassin surélevé, avec un filtre,  et l'avions rempli de gravier, de telle sorte que toutes les impuretés qui auraient sinon, été responsables de la salissure de l'eau, puisse se trouver filtrées par le gravier. Nous avions donc une petite cascade.  L'eau fonctionnait en circuit fermé. Il y avait une pompe, qui renvoyait l'eau dans la bassin le plus haut, et ainsi de suite.



 Un long câble electrique, qui alimentait la pompe, trainait dans le fond du bassin... Une grande longueur, quoi. Je ne sais pas. Trois ou quatre mètres. Il y avait, au dessus, une plante aquatique, très volumineuse, qui débordait bien vite de son pot énorme.
 
  Voulant la séparer, et la diviser...sans prendre la moindre précaution, j'avais alors pris la scie à pain, dans la cuisine, pour couper dans le vif, au milieu des racines... Mais bien sûr, je n'avais pas du tout pensé à ce fil électrique, qui trainait dans l'eau.

 Puis pendant que je faisait ma besogne, le courant  se coupa... Bon.  J'allais voir au sous sol, pour quelle raison  celui ci s'était coupé....

 La panne persistait.

 Mon mari rentra du travail, je lui expliquais. Il sortit le fil de l'eau,  et découvrit, avec stupeur, que j'avais, avec la scie à pain, sectionné le  cable électrique....
  
  Vous imaginez la scène ?.... Moi, les pieds posés au sol. Mes mains, trempées, donc "conductrices"... La scie à pain, trempée aussi, toute en métal. Je ne sais pas par quel heureux hasard, je ne me suis pas faite électrocutée....

 En y repensant encore, maintenant, j'en ai la chair de poule. Les collègues de Stéphane,  du service électrique, à la SNCF, étaient au quatre cents coups, comme on dit.... Comment n'ai je pas pensé que je travaillais tout près du fil électrique ?...Mais en fait, ensuite, nous avions regardé, fouillé. Et la masse des racines de la plante, dans le pot, et à l'extérieur du pot, représentait environ un demi mètre cube de racines. A l'intérieur du chignon, le câble était complètement pris dans les racines. C'était impossible de soupçonner celà !..... En tout cas, j'ai eu ce jour là, rétrospectivement, la trouille de ma vie.


7h du matin, dans la brume. En pyjama, je tenais contre mon buste, deux tiges de métal....

 Un ami de mon père, a le don de savoir lire un sous sol. Enfin, il est soucier.

 Et un jour que je sifflais chez eux un petit café au lait, je racontais à mon père que j'aimerai bien avoir une mare.
 Il faut vous dire que moi, enfant, j'ai des souvenirs à ce sujet, qui sont particuliers. Je revois, par exemple, au mois de mai, les énormes paquets d'oeufs de grenouille.... Vous avez déjà vu , ça  ?... C'est un peu ecoeurant, tout gluant. Et en chaque centre, on voit un gros point noir, qui est un tétard. Puis au fur et à mesure de l'éclosion, ceux ci,  avec des pattes, etc.... Puis les gros poissons rouges, enfin, gris quand ils sont adultes, qui sautent ors de l'eau, au  moment de la reproduction. Mon père qui quelquefois, de la fenêtre de la maison, avait repéré un canard de passage, qui voulait le "déglinguer"..... Puis moi, petite fille, qui très tôt, le matin, de la fenêtre de ma chambre, apercevais les petits lapins de garenne, qui venaient boire à la mare.
 Il faut dire que celle de mes parents est gigantesque. Et qu'en son milieu, il y a deux îles, plantées de fleurs.
 Mes frères et soeurs et moi même, avions eu un bateau, enfant, insubmersible, pour s'y amuser. Alors, nous faisions la course, à la rame, en decrivant un huit, autour des îles, pendant qu'un autre une montre à la main, faisait le chrono.

 Alors, j'ai voulu avoir moi aussi, un petit morceau de ces merveilleux souvenirs là.

 Bien sûr, mon projet serait moins ambitieux, car j'avais moins de place.
 Mais celui ci prenait forme.
 Dans un magasin, à Rouen, j'avais trouvé des baguettes de soucier.

Pendant plusieurs semaines, mon mari et moi nous étions amusés comme des petits fous, à ce petit jeu. Car quand vous faite ça avec des tiges de féraille, ça fonctionne avec simplement un être humain, vers lequel vous marchez (notre corps est composé à 80% d'eau), mais aussi avec un simple verre d'eau, posé sur le coin de la table.
  Mon enthousiasme était tel, qu' un matin, comme l'indique le titre du paragraphe, je n'avais même pas pris le temps d'aller me laver, et m'habiller tellement j'étais "dans mon truc".

J'avais pensé ce jour là.... "si un mec passe en bagnole, et me voit en pyjama, avec mes baguettes, arpenter mon terrain, c'est sûr, je suis bonne pour l'asile"...

  Et le copain en question est venu. Il a en fait tout à fait confirmé ce que les baguettes de soucier avaient dit. Par contre, il m'a affirmé que la source  était à quelques mètres de profondeur. Ce qui s'est avéré, avec le temps, être vrai.
  En effet, même en période de sècheresse, il reste au fond, toujours un minimum d'eau, qui permet à la faune de survivre.

Haut de page
 

Epilogue

Puis le temps a passé. Les plantes ont poussé.... Les arbres surtout. Ils ont actuellement, la silhouette que les livres nous avaient prévu, avec simplement, une dizaine de mètres supplémentaires. "un détail".
 Les trois filles ont bien grandi aussi. en taille également. Elles ont fini, et c'est bien normal, par quitter le nid.
  Non pas que le jardin les désintéresse particulièrement. Mais disons que l'enfance est derrière elles, à présent, et ces doux moments, passés au jardin, pendant leur enfance, nourrit, j'en suis persuadée, le roman de leurs enfances respectives.
 De Clémentine, Amélie, et Charlotte, ce sera, je crois bien, Amélie, qui gardera le goût le plus marqué, pour le jardin. Mais n'anticipons pas. Je soupçonne les bons moments passés ici, d'avoir bien éssaimmé, dans leur inconscient, pour revoir germé, un jour ou l'autre, à leur insu, le goût pour le jardin.
 D'ailleurs, quand on leur en parle, elle prétendent, elles, ne pas avoir besoin d'un jardin ! Puisque nous, nous en avons un ! Et effectivement, quand elles viennent, toutes les trois, à chaque fois, quand il fait beau, éprouvent bien le besoin d'en profiter, de "leur" jardin....

Au bord du bassin, comme au bord de la mare, les aquatiques,  ou plantes très volumineuses ont envahi un peu trop l'espace et leurs environs respectifs font plus penser à une forêt vierge qu'à un bassin de jardin, ou à une simple mare.

 De toute façon,  il faut bien le reconnaitre... Quand vous créez un jardin, l'énergie que vous passez à le fantasmer, puis à le planter, pour que vos rêves se réalisent, emplissent votre âme, mangent votre temps... fatiguent votre dos, et vôtre porte monnaie !

 Aujourd'hui, nous en sommes à...."vivre avec".... Je souris, car.... Oui, c'est bien particulier, que de vivre dans un jardin qui prend de l'age.... Comment celui ci a t il vécu ? Comment a t il pris de la bouteille ?
 
Et bien ça dépend. Oui, je sais. "ça dépend, ça dépasse".
 
Pour ce qui concerne les arbres, en général, sur le long terme, il faut avouer que certaines variétés ont très mal vieilli, voir plutôt même crevé. C'est le cas, notamment, des prunus, dans leurs grande majorité, exceptés les cerisiers fleurs. Je ne sais pas pourquoi ! Mais mon amie, Anne Fossart, (le jardin de Saboutôt), a eu le même problème, et on n'a toujours pas l'explication.

 Sinon, bien sûr, qui dit arbre, dit ombre... Et c'est la une donne avec laquelle il nous faut, et faudra compter, à l'avenir.
 Nous avons, il y a deux ans, acheté une serre tonneau. Elle nous permet de cultiver des tomates, sans avoir à déplorer que le mildiou, aux premières pluies d'été, ne nous ravage toute la planche.
  Nous continuons, nous à "cultiver notre jardin",  comme disait Voltaire. Nous cultivons aussi, peut être avec plus d'attention que par le passé, notre potager.
 Nous avons gardé et cultivé au sens propre comme au figuré, un goût immodéré pour les légumes rares, comme les taupinambours. Nous restons des jardiniers curieux !

Mais si je devais comparer notre jardin, et parler de la relation que nous avons, nous, à présent, avec lui, je dirai que j'ai le sentiment de prendre soin d'un vieux copain.... Pas encore vieux bien sûr. Car il y a une nuance entre un "vieux copain", et un "copain vieux"... Mais qui commence à prendre du ventre, en même temps que de la bouteille.... Vous voyez ce que je veux dire ?

Haut de page

Demain.

Et bien nous continuerons.
Mais si j'utilise la prabole de l'amitié, en ce qui concerne le jardin, je serai tentée d'ajouter : "Il n'est de bonne amitié qui ne se quitte".
et j'entends déjà des voix qui crient au scandale... "après tout le mal que vous vous êtes donnés ? Tu vas l'abandonner ?"

Mais déjà, il faut quand même avoir conscience qu'un jardin, ça n'est rien de moins qu'un morceau de terre dont nous, pauvres humains, faisons mine d'être propriétaires.
Car enfin, soyons clairs, c'est avant tout la nature, elle, la souveraine, qui en est propriétaire. Et nous , nous ne faisons que passer.
Le proverbe ne dit-il pas que "nous ne sommes pas propriétaires de nos jardins, nous l'empruntons à nos enfants".

Dans le même registre, Georges Sand a dit que "La nature est une oeuvre d'art, mais Dieu est le seul artiste qui existe, et l'homme n'est qu'un arrangeur de mauvais goût". (François le Champis)

Ca n'est pas que je veuille ici, absolument mettre en vavant la théorie du créationnisme, mais simplement, d'une part, quand on contemple à quel point la Vie et la Nature sont des choses absolument merveilleuses, je comprends bien que certains soient tentés de penser qu'il puisse y avoir une sorte d'intelligence suprême, au-dessus de tout cela.

Mais personnellement, ce que j'aime, dans cette citation, c'est le fait que l'auteur remet à sa juste place l'être humain.
Lui qui a tant de prétentions, quand il s'agit de mâter la nature, qui se retrouve au même niveau qu'un simple brin d'herbe, je trouve ça salutaire.
Et puis imaginer des parties de notre jardin, appartenant à d'autres, ça m'inspire une réflexion que je synthétiserai de la façon suivante : "Les jardins sont comme les histoires d'amour, la mort des uns donnent la vie à d'autres".

vous trouvez peut-être que je vais un peu vite en besogne. Mais non ...
ce détachement, très progressif de notre jardin, nous le vivons déjà depuis plusieurs années.
On ne peut pas dire que ce soit un désamour ... simplement, dans notre imaginaire, à nous deux, nous sommes déjà dans une autre maison, avec un autre terrain.
Puis, quand j'imamgine notre jardin, dans le fond, il y de nouvelles maisons, avec de nouveaux jardins.
Mais soyez sans crainte, hein, nous allons biens sûr, tâcher de faire le maximum pour trouver des acquéreurs qui seront dignes d'avoir un jardin, tel que le nôtre. Disons que ce sera surtout le feeling qui jouera, je pense.

Et puis, nous n'avons qu'une vie.
Il existe des choses que nous avons envie de réaliser et qu'on n'a pas encore faites. Pour certaines, ça va consister, dans la mesure du possible, à revenir à des choses qu'on a aimées, puis délaissées.
J'aimerai bien ... puis j'ai très envie d'avoir un ou deux ânes, aussi avec un attelage. C'est un  truc que j'ai toujours aimé ! et qu'on ne peut réaliser si on reste ici.
Pour mes poules, c'est pareil. Je veux qu'elles aient plus d'espace et de l'herbe toujours verte, même en plein hiver.

Haut de page

Lettre ouverte à une amie jardinière, qui pataugeait un peu ...
(ça arrive aux meilleurs d'entre nous)

Pour ce qui est du jardin, tu sais, il faut savoir que c'est un Art, avant tout.
Mais attention, je ne veux pas dire par là que "intellectuellement" ce soit un truc si compliqué ! simplement, il faut bien avoir conscience que c'est une démarche qui demande du temps.
Quand j'y repense, aux idées préconçues que j'avais, dans ce domaine, il y a 30 ans, puis toutes les phases diverses et variées, par lesquelles on est passés, mon mari et moi ; et bien il y aurait bien de quoi en faire un livre ! (ce qui viendra bien un jour).
Alors, par contre, il y a des choses à faire, pour "nourrir" la démarche...
comme par exemple, lire sur le jardin.
Moi, j'ai été abonnée pendant plusieurs décennies à MJMM, et j'ai en mémoire des quantités de photos entr'autres (car je fonctionne beaucoup par l'image), qui m'ont marquée "à vie"...
Le fait de visiter des jardins, aussi, est primordial. Chez nous, c'est à l'origine de 75% de notre passion.
Puis quand tu le fais, il est important de noter des choses, au fur et à mesure de la visite. Prendre des photos, par contre, contrairement à ce que l'on croit, est un peu inutile. En effet, une scène qui t'a particulièrement marquée, de toute façon, tu vas la stocker en mémoire. Puis ne pas hésiter à tailler la bavette  avec le jardinier (bien plus qu'avec le propriétaire).
Et sur ce dernier "j'insiste beaucoup", car précisément, il n'y a qu'un faible pourcentage de visiteurs de jardin qui souhaite parler avec eux.
Et à ce titre, quand ils peuvent, bavarder et partager, ils le font toujours de bon coeur (et crois-moi, pipelette comme je suis, je sais de quoi je parle).

Aussi, un truc à savoir, quand on visite des jardins, ne pas craindre de revenir un peu démoralisée. C'est un peu le problème. Car en fait, la visite de quelque chose de plus beau, de plus abouti que ton jardin doit être perçu comme "une forme de référence éventuelle" et en aucun cas un modèle à copier.
Je veux dire par là que intellectuellement, toutes ces diverses perceptions de scènes de jardins vont se "téléscoper", en quelque sorte, pour finir par alimenter et générer un désir de projet, qui sera bien conscient et bien réel, dans ton imagination, tu comprends ?
C'est en cela, précisément, que le jardinage devrait être considéré comme un Art à part entière. Si la BD est le huitième art, disons que l'art du jardin (et pas seulement du paysagisme) devrait en être le neuvième...

Haut de page

Pour finir, je vais vous offrir une chanson !

C'est une chanson que j'ai écrite, il y a quelques années, au sujet d'une de mes "maîtres" de jardin.
Elle s'appelle MAUDE GARNIER. C'est une femme merveilleuse.
Son jardin s'appelle "l'Atréaumont". Il est situé sur les hauteurs de Pavilly.
Je suis désolée que le son ne passe pas par les mots ! C'est une valse.
Mais un jour, peut-être... vous aurez l'occasion de l'entendre.
J'aime à penser que peut-être, en me lisant, surtout quand je parle de mon jardin, je serai, un peu, beaucoup, un jour une sorte de "tuteur  de jardin", comme le fut pour moi, Maude Garnier.

L'Atréaumont.

Ce beaujardin, de murs ceint,
Bleu delphinium, "sacré géranium"
Un rosier rose, qui je suppose
Grimpe toujours et je tourne autour.
Quémande une bouture
Ben oui, c'est ma nature.

Des primevères, sèment à la ronde
En jaune clair, de jolis festons.
Si elles sont roses, là je suppose,
Que les insectes, parfois s'en délectent.
Dans un verre en pirex
Tout rond et sans complexe.

Belles impatiences, qui par décence
Restent en sous-bois, parmi les essences.
Pivoines en touffes, qui a dit "ouf" !
Car s'il pleuvait, on ne le verrait.
Le vent dans les branchages
Fait bruisser les feuillages.

Grands delphiniums qui lancent an l'air
De grands éclairs, et sans décorum,
Epimédiums, de l'épervière
Hémérocalles et rouge cardinal.
Cannes à pêche des anges
Qui ploient et se balancent.

L'atréaumont, c'est par ici,
A su semer tout ce qu'il fallait.
Quelques chevreuils, des écureuils,
De la passion, futures horizons.
Des graines qui s'envolent
Germent et caracolent.

Pour ceux qui peut-être, regrettent que cette histoire se termine, sachez que d'une part, quand je parle de jardin "ça n'est jamais terminé"...
Je reviendrai, je ne sais pas quand, vous parler, encore, encore et encore de mon jardin. Car mon jardin, comme mes textes, comme ma peinture, m'accompagne le matin, le midi, le soir, quand je dors,  quand je rêve, quand je suis triste, enfin sans cesse... Alors..."

Revue de presse

"Tout s'explore" sur France Inter

De ces aventures au jardin, il en est sorti une émission de radio de Philippe Debrenne passée sur les ondes le 29 août 2003.
Pour raisons judiques, l'émission radio ne peut être posée sur le site.
Mais, si vous m'en faites
la demande, je vous l'envoie par mail.

Haut de page

© 2011 site-concept

Intéressé(es)!

Inscrivez-vous pour être tenus au courant de tout ce qui se passe ici.

Inscription désinscription
Jardin